Ta Mok s’est éteint le 21 juillet 2006. L’ancien commandant militaire khmer rouge, âgé de 82 ans, est mort de difficultés respiratoires et cardiaques avant d’avoir pu être interrogé par le tribunal chargé de juger les anciens leaders communistes à Phnom Penh. |
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Un
témoin clef disparaît |
| PROCES Tribunal khmer rouge. Retards, désaccords et menaces de démission. >>> Que penser des excuses publiques de l'ancien photographe officiel du régime khmer rouge ? Ta Mok, ancien chef militaire khmer rouge, est mort avant d'avoir pu être interrogé par le tribunal. Les
carences du tribunal khmer rouge Le
gouvernement cambodgien lambine Comprendre
pour pardonner A
Pailin, l’indifférence et le désintérêt « L’histoire
de la période khmère rouge va disparaître » Traces
psychologiques |
« Le
processus judiciaire continue. » Première réaction
d’un membre d’une organisation de défense des droits
de l’Homme à Phnom Penh à l’annonce de la disparition
du « Boucher » Ta Mok. Au-delà de la déception
et de la frustration de voir un témoin essentiel, haut responsable
du régime khmer rouge, disparaître avec ses secrets, ceux
qui soutiennent les procès en préparation à Phnom
Penh regardent surtout vers l’avenir. Ils veulent maintenant accélérer
le processus judiciaire pour juger avant que les anciens dirigeants khmers
rouges, tous âgés et parfois en mauvaise santé, ne
décèdent. Jérôme
Boruszewski |
Ta Mok, « le Boucher » Il
voulait devenir moine bouddhiste. Il a combattu les occupants français
et japonais. En 1963, il a rejoint le parti communiste cambodgien. En
1970, il a perdu une jambe au combat. C’est lui qui a ensuite dirigé
l’armée khmère rouge à partir de 1977, puis
la résistance communiste contre l’occupant vietnamien jusqu’en
1999 depuis son fief d’Anlong Veng à l’ouest du Cambodge.
Les nombreuses et sanglantes purges qu’il a orchestrées au
sein de l’armée et de l’Etat khmer rouge lui ont valu
le surnom de « Boucher ». |
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