Le coup d’Etat du 19 septembre 2006 n’a pas beaucoup affecté l’économie thaïlandaise. Pour l’instant, Ammar Siamwalla, économiste à l’Institut de recherche sur le développement en Thaïlande, ne voit pas de signes de récession, même à moyen terme. |
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L'économie
a du répondant |
| LES
CONSEQUENCES DU PUTSCH "Vers
une autonomie des provinces du Sud" Timide,
l'Asean observe L'économie a du répondant Pas de véritable récession en perspective, même à moyen terme. >>> |
Dans
un premier temps, le baht a fléchi. Mais il ne s’est pas
effondré et n’a pas entraîné de crise financière
en Asie du Sud-Est comme ce fut le cas en 1997. Le lendemain du putsch,
le Fonds monétaire international calmait le jeu sur les conséquences
économiques du coup d’Etat. De son côté, le
directeur de la banque centrale du royaume indiquait qu’il «
ne devrait pas y avoir de répercussions sur les investissements.
» Trois jours après que les militaires ont pris le pouvoir,
soit le 22 septembre, la bourse thaïlandaise atteignait son plus
bas niveau depuis les deux derniers mois. Mais la majorité des
acteurs économiques se voulaient rassurants sur les perspectives
économiques à court terme. D’abord puisque le coup
d’Etat n’a pas entraîné de violences. Ensuite
car l’économie thaïlandaise qui repose surtout sur ses
exportations dépend avant tout de la croissance économique
mondiale. Le PIB devrait croître de 4% en 2006. A l’étranger,
même optimisme. Henry Paulson, secrétaire d’Etat américain
au Trésor, a rapidement minimisé l’impact du coup
d’Etat sur les marchés financiers. |
En
revanche, l’orientation économique de Surayud a suscité
un certain embarras chez les investisseurs étrangers. Certains
craignaient que la croissance ne faiblisse à moyen terme. Du coup,
Pridiyathorn Devakula, ministre des Finances, s’est employé
à rassurer. Son gouvernement soutiendra les mégaprojets
économiques planifiés par Thaksin. Par exemple, les 3,8
milliards de dollars d’investissement dans le réseau ferroviaire
de Bangkok seront maintenus. Jérôme
Boruszewski |
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